11 juin 2008
Fumer tue
Nous accordons un petit article à l’état de la consommation de tabac en Uruguay parce que c’est plutôt marrant…
Depuis qu’on est là – 4 mois exactement d’ailleurs, joyeux anniversaire -, on trouve que l’Uruguay est plutôt en avance niveau santé publique en ce qui concerne le tabac. Le désormais classique « Aire libre de humo » (atmosphère sans fumée) trône dans tous les lieux publics…
Mais à notre arrivée à Melo, Jimena nous a raconté qu’il y a 4 ans, on pouvait fumer en cours à la fac… On a été plutôt surprises du coup, vu qu’en France on en est au même stade qu’eux actuellement, mais ça s’est fait progressivement, on n’a jamais pu fumer en cours pendant nos études post bac…
Quelle est cette raison obscure ??? Taatatatatatatattatataaaaaaan : le nouveau président de la République Orientale de l’Uruguay, Tabaré Vàzquez, élu en 2005 (et premier président de gauche depuis l’Indépendance du pays, du Frente Amplio, le parti uni gauche de l’Uruguay) est un ex-…pneumologue !
Au final, les uruguayens fumeurs ont subi un changement radical…
29 avril 2008
Le plaisir des relations simples
Après notre 4e week-end à Artigas, je suis maintenant en mesure de dire que « alla », c’est à dire « là-bas loin », expression utilisée par notre entourage pour dire « en France », nous avons perdu de vue l’existence des rapports simples entre les gens.
Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, la plupart du temps où je vois des gens, il y a un « but » autre que de se voir et de partager du temps ensemble. Comme un acte - support de l’échange, destiné à lui donner une contenance ou du moins un point de départ. On va au restaurant, tu viens manger chez moi, on fait une pendaison de crémaillère, on va faire les boutiques j’ai besoin d’un nouveau jean, tu viens goûter chez moi, on va au cinéma, on va voir une expo, on va à la plage, on va visiter mon nouvel appartement, on va s’embrasser sur un banc, on va accompagner les enfants faire du vélo… Il semblerait que nous ayons nécessairement besoin de « faire », pour nous rencontrer. Comme si la rencontre nécessitait une justification. La situation où l’on « fait » le moins, c’est peut-être lorsqu’on se retrouve autour d’un verre. Mais là encore, c’est le plus souvent « On va boire un café en ville ? On va dans un bar ? » etc. Il y a un contexte qui apporte de l’animation à la rencontre. Peut-être me diriez vous alors « Viens boire un café chez moi ? » … d’accord. Mais si l’on supprime le café, pouvez-vous citer quelqu’un dans votre entourage qui vous ait invité récemment : « Tu viens chez moi ? », sans aucune action qui suit ? J’ai beau réfléchir, mais il me semble que la dernière fois que j’ai fait une invitation de la sorte, j’avais 7 ans. Aujourd’hui, les rares personnes que je vois pour ne rien faire d’autre que de profiter de leur présence sont les gens très proches de moi, que je connais profondément et depuis longtemps.
"Aca", ici, il semblerait que tous les rapports fonctionnent ainsi. Bien sûr, les gens nous invitent à manger chez eux, ou à faire des asados. Mais la majorité de nos rencontres se déroulent dans une voiture, sur une place ou dans un parc. Avec rien d’autre que nous, notre rencontre, et un objet : le maté. Il n’est pas rare que dès le premier contact avec quelqu’un, si le courant passe, les aurevoirs se terminent pas un « On s’appelle se week-end pour aller boire un maté sous le pont », et sous le pont (Note de l’auteur : le pont qui mène à Quarai, au Brésil), je vous assure qu’il n’y a rien d’autre que de l’herbe, des bancs, des voitures, des motos, des scooters et des gens qui boivent du maté. Les uruguayens, du moins tout ceux qu’on a rencontrés jusque là, n’ont pas peur des blancs dans les conversations. Ils ne ressentent pas le besoin d’amorcer une relation toute neuve avec quelqu’un d’inconnu en organisant un rendez-vous dans le but de faire quelque chose, histoire d’être sûr de toujours avoir quelque chose à dire. « Si ça se passe bien, on pourra toujours parler du film… » « Si on n’a rien à se dire, on pourra toujours parler de l’artiste peintre… ». Ils tirent directement plaisir de l’essence de la relation, celle de la communication, articulée autour du rituel de partage de cette boisson dont le pouvoir ne cesse de m’impressionner…
19 février 2008
Le concept de moto familiale
Ici, c'est le paradis des motos et des vélos. Il y a très peu de voitures qui circulent dans le centre de Tacuarembo, et quand il y en a, elles vont à 30 à l'heure. Elles sont souvent encerclées par des troupeaux de deux roues...
Les gens n'ont pas de casques, et il est très fréquent de voir toute la famille sur la moto. Plusieurs types de combinaisons : les deux petits assis à califourchon sur la moto entre leurs deux parents - le plus petit debout devant sur la selle avec ses deux parents assis derrière...
17 février 2008
Les feux
Les feux de Tacuarembo sont comme ceux de Montevideo donc on pense qu’on peut généraliser : déjà, il n’y a pas de symbole de petits piétons sur les feux pour piétons, ce sont les mêmes que ceux pour les voitures, en plus bas. En plus, à certains croisements, le feu pour piéton est le même que le feu pour les voitures (il est placé au niveau du feu pour piéton). Au moins ça économise de l’électricité.
16 février 2008
MGAP, MGAP map doo wap doo wap map MGAP MGAP map doo oo oo yeah yeah eh…
Oui vous avez reconnu c’est Hanson avec les paroles du Ministerio de la Ganadería Agricultura y Pesca…
L'apprentissage du français par les Uruguayens
Depuis aujourd’hui, on a une copine qui parle super bien français, Sylvia, la femme de Gustavo le directeur de l’INIA. Elle a hésité à devenir traductrice de livres en français, et puis finalement elle est devenue médecin spécialisée en imagerie médicale. Mais elle continue d’entretenir ses acquis en lisant, en écoutant de la musique…et elle parle super bien. Elle nous a emmenées faire les courses aujourd’hui et du coup on a appris PLEIN de vocabulaire du quotidien… On devrait suggérer aux profs d’espagnol d’aller faire les courses avec leurs élèves, ça rentre beaucoup mieux avec du visuel.
Quand elle a appris les conjonctions de coordination, elle n’a pas appris la phrase que nous apprenons nous « Mais où est donc Ornicar ? » mais : « Ormais, où est donc Nicar ? » Héhé.
L'esthétisme monétaire
(c’est
une matière qu’on étudie aux Beaux Arts) Voilà les billets, ils sont tout
jolis :
On
vous précise que le billet de 10 pesos représente la Universidad de Agronomia.
Même si ça équivaut à 30 centimes d’euro, c’est la classe non ?
15 février 2008
Les tickets de caisse
Cette
semaine, on a bien fait les boutiques avenida 18 de julio avant de
partir dans la campagne où on ne pourra PAS les faire. On peut donc vous dire
que les tickets caisse de paiement par carte bleue ont le format d’une demie
feuille A4. Si c’est vrai.
Une lettre à la pharmacie
Et non, pas de Poste en Uruguay : c'est à la pharmacie qu'on envoie son courrier...
Vamos a bailar el tango
Le tango fait réellement parti de la vie quotidienne ici. On en a écouté à la radio le premier matin au petit déj chez Humberto, à la oficina lors de notre premier repas du midi… et hier en fin d'après midi, on a pris une bière dans un bar sur une des deux places de la avenida 18 de julio, la plaza Cagancha (la plus petite). Et on a pu - avec joie - y observer des couples dansant le tango sur la musique typique diffusée sur la place... une Saint-Valentin à l'urugayenne...
Pour l'anecdote d'ailleurs : il y a une sorte de compétition entre l'Uruguay, l'Argentine et la France, qui se disputent le lieu de naissance du célèbre chanteur de tango Carlos Gardel... Selon le premier il serait né à Tacuarembó (on y part demain matin tôt !) et à Toulouse selon les autres...













